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[Angoulême 2018] Un dimanche au FIBD avec Naoki Urasawa !

2 Commentaires

Ohisashiburi desu! :))

Cela faisait un moment que je n’avais pas publié ici, mais j’espère bien me rattraper dans les semaines à venir (vivement les prochains congés, histoire que j’aie enfin le temps de geeker un peu à nouveau!). ^^

Après mes périples à Japan Expo, il faut que je vous raconte ma toute première fois au Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême! :)

Cela s’est décidé assez vite, et très peu de temps avant le jour J, si bien que je n’ai pas eu le temps de m’organiser pour un hébergement sur place, et n’y suis donc allée que le dimanche 28 janvier 2018, avec mon adorable koibito ♥ (qui a aussi joué le rôle de chauffeur ^^).

 

Des petits fauves partout :3

Et Angoulême, ça se mérite! :D
Il fallait compter un peu plus de 3h de route aller, et idem au retour (avec un petit budget péage, au passage), pour arriver dans cette charmante petite ville au joli centre historique. Pas de souci pour se garer, grâce aux nombreux (et peu chers) parkings souterrains, situés à proximité immédiate de la place de la magnifique mairie où nous sommes allés retirer nos badges/bracelets d’entrée. Nous étions alors fin prêts! Ready, steady, go!

Pour ceux qui comme moi, n’ont jamais mis les pieds à Angoulême, il faut savoir que le festival est en plein air et s’étend sur une bonne partie de la ville, grâce à des « bulles » ou grands espaces couverts qui jalonnent les petites places, ou au sein d’espaces réquisitionnés pour l’occasion (médiathèque, salle de conférence, etc). On s’y retrouve plutôt bien avec le plan, et surtout grâce à la signalisation via de grandes banderoles et panneaux. L’avantage, c’est qu’à pied, tout est à côté (il paraît qu’il y avait un bus-navette mais on n’a pas vraiment eu besoin de le chercher et de l’attendre pour se déplacer d’un point à un autre). En tout cas, c’est plutôt agréable de pouvoir se balader ainsi, en profiter pour explorer la ville et prendre l’air, loin de certains festivals où l’on étouffe dans d’immenses halls surpeuplés.
L’ambiance était vraiment là en plus, et très familiale quand on voyait la diversité du public qui sillonnait les rues (l’expression des amateurs de BD « de 7 à 77 ans » doit venir de là! :p).

La ville est baignée dans cet esprit BD jusque sur ses murs, et c’était amusant de jouer à « où est Charlie » en levant le nez pour essayer de trouver les portraits des héros de notre jeunesse sur les façades des immeubles. ;)

Fan de manga perdue dans cet autel qui reste quand même principalement dédié à la production franco-belge, je me suis aussi vite rendue compte que pour moi, venir un jour était bien suffisant. Donc pas de regret de n’avoir pas pu rester sur place plus longtemps. ;)

Il faut dire que mes goûts de lectrice ont évolué, et si j’ai passé la majeure partie de mon enfance et de mon adolescence à lire de la BD (et à épuiser littéralement tous les rayons de ma médiathèque), je n’y trouve plus forcément mon compte aujourd’hui.


J’ai donc axé la journée autour des stands et animations mangas, et plus particulièrement autour de la venue de l’illustre Naoki URASAWA! =)

Les conditions d’obtention d’une des seulement trente dédicaces par jour m’ayant l’air particulièrement ardues, et craignant la nuée de fans et les heures d’attente en découlant, je n’ai même pas tenté de me lever aux aurores pour être là à l’ouverture et tenter d’obtenir le précieux ticket.

Arrivés un peu après 11h, nous avons néanmoins pu voir de très près le maître en pleine séance de signatures (et petits dessins) sur le stand de Kana. Petit moment émotions quand je l’ai vu en chair et en os pour la première fois, après avoir suivi la plupart de ses émissions TV Urasawa Naoki no Manben! :o

On a ensuite fait un petit tour du pavillon manga, où je n’ai pas acheté grand chose.
En effet, les jolies cartes postales collector Monster étaient en rupture de stock sur le stand Kana (snif! ^^’), et rien ne m’intéressait spécialement sur le stand Pika (qui avait pas mal d’auteurs en dédicaces, dont le fameux papa de Fairy Tail).
Il faut tout de même bien dire que lorsqu’on est habitué au gigantisme de Japan Expo, on a l’impression d’avoir fait très vite le tour du pavillon manga d’Angoulême!
Après être passé sans s’attarder devant une conférence de l’EIMA (Ecole Internationale du Manga et de l’Animation) en présence de l’auteure de Save me Pythie, on est tombé sur un mini-stand de goodies et produits japonais où on a craqué pour deux jolies paires de baguettes et une boîte de Pocky thé vert matcha. :3

J’ai passé par contre plus de temps à papoter des futures licences de l’éditeur sur le stand d’Akata, qui proposait comme d’habitude plein de goodies sympas (le poster Dernière heure! *o*), et où j’ai fait l’acquisition de Voyage au bout de l’été, parce que du Keiko NISHI en français, il faut absolument l’acheter et le lire, pour soutenir la sortie d’éventuels autres titres de cette auteure incroyable.

Je l’ai lu depuis, et en plus, il est vraiment génial ce titre (mais j’y reviendrai dans un prochain billet). \o/

 

Le plan du minuscule Pavillon Manga, un distributeur de Naruto (!) chez Kana,
la partie vente du stand Pika, une conférence de l’EIMA et le stand Akata

On est ensuite repartis en périple dans le froid glacial de janvier (mais sous un beau ciel bleu après le brouillard matinal), avec l’objectif d’aller admirer l’exposition dédiée à Urasawa. Après avoir étudié le schmilblick (= c’est-à-dire effectué un micro-trottoir auprès des passants), on s’est aperçu que :

  • petit 1) il y avait la queue pour entrer dans l’expo, car pour raisons de sécurité, les vigiles comptabilisaient le nombre de personnes présentes en même temps dans l’Espace Franquin.
  • petit 2) à côté de la queue réservée aux personnes souhaitant voir l’expo, il y avait une seconde file d’attente, déjà bien garnie, pour la conférence du sensei à 14h.
Bien qu’accréditée pour Journal du Japon, je n’avais aucune chance d’obtenir une interview du mangaka, forcément sur-sollicité par un paquet de médias nationaux et internationaux. Je ne voulais donc à aucun prix manquer la chance de pouvoir au moins assister à la conférence.

Pas du genre « fan aguerrie aux files d’attente », je me suis donc pourtant lancé le défi d’attendre dans le froid avec d’autres motivés ^^ Mon Koibito-chan est parti nous chercher des sandwichs pour qu’on tienne le coup, tandis que je commençais à tchtacher avec « Mamie Western », une très gentille dame d’un certain âge, qui nous a parlé de ses petits-enfants, de sa passion trop peu partagée pour les comédies musicales et les westerns, de son amour de la BD, et de son incursion toute récente dans le monde du manga.
Même si la chance jouait contre nous (rhâââ ce moment où le paquet de gens pouvant rentrer s’arrête juste devant ton nez!!), les vigiles étaient sympas et on avait de la compagnie, donc c’est passé relativement vite, et la file était au final plutôt bien organisée (avec un petit coup de tampon sur la main pour comptabiliser les heureux élus).
Je pense qu’on a eu de la chance de pouvoir entrer, parce que j’ai cru comprendre que certaines personnes avaient été refoulées derrière nous, une fois les 350 (?) places attribuées. ^^’

 

La conférence était super chouette et instructive, elle a été retranscrite ici d’ailleurs donc cela m’épargne le travail de le faire à partir de mes propres enregistrements au dictaphone. :)

Ce que j’en ai retenu:

  • La référence de Romain Brethes à une citation extraite du guide édité par Panini, qui s’est avéré fausse! XD
    Puisque c’est bien Naoki URASAWA qui impose le fait de ne pas finir ses histoires sur une note trop heureuse, et non ses éditeurs. ^^
  • Le passage où il explique que ses personnages sont comme les acteurs d’un film et qu’il faut porter beaucoup d’attention aux émotions qu’ils expriment; que le mangaka est comme un réalisateur de cinéma, et qu’il faut 3-4 tomes pour que ses personnages prennent toute leur substance, et deviennent même capricieux et indociles, en faisant faire des détours à l’histoire, grâce à quoi elle en devient au final si intéressante.
  • La fin de ses mangas est déjà décidée à l’avance, mais en raison des détours effectués par les personnages, certaines incohérences peuvent apparaître, une situation renforcée par la prépublication en chapitres, sur lesquels l’auteur ne peut pas revenir une fois ceux-ci sortis.
  • Urasawa est également revenu sur les origines de Monster, inspiré par la série Le Fugitif, avec un héros médecin, l’idée d’une création monstrueuse à la Frankenstein, la relation de course-poursuite mutuelle entre le médecin et le monstre.
  • L’envie de mettre de l’humour dans ses mangas considérés comme sérieux.
  • Voilà, sinon j’ai découvert qu’on n’avait pas beaucoup de goûts en commun (Man Gatarô et Nicolas de Crécy, c’est pas ma tasse de thé XD).

C’était un chouette moment en tout cas, qui valait vraiment le détour! :)

Ce n’est donc finalement qu’après la fin de cette conférence que nous avons refait la queue (très rapide cette fois) pour aller visiter enfin l’exposition. Et quelle expo ! Jugez plutôt ! :)

C’était magnifique, et ça valait le coup de s’attarder sur certains cadres, entre les planches grand format en couleur ou en noir & blanc, les esquisses et croquis de personnages, les nemus (storyboards), la grande timeline bibliographique avec toutes les œuvres de l’auteur, l’avant-première des planches de Mujirushi, les graffitis de profs sur les pages de cours de Naoki Urasawa à l’époque où il était encore collégien… Une expo saisissante montrant toute la maestria de ce conteur-né pour faire vivre ses histoires et ses personnages. *o*

Trop chou en plus, il y avait un petit bonhomme scotché par le mannequin représentant Ami de 20th Century Boys, qui demandait à sa maman qui c’était, et comme elle lui répondait qu’elle ne connaissait pas, je me suis mise à expliquer au garçon que Ami était son ami et aimerait bien que tout le monde soit son ami, mais que c’était un méchant qu’il valait mieux ne pas suivre, enfin bref. XD
C’était épique, mais au final j’ai conseillé à la maman de plutôt acheter Pluto. :p

Un monstre sans nom, par Urasawa

Après toutes ces émotions (et être retombés sur la Mamie Western qui nous montrait ses achats XD), il était grand temps pour nous de rentrer, en attendant les prochaines aventures japan-expo-esques!

D’ici là, j’espère avoir rattrapé mon retard sur le blog en ce qui concerne les news Clamp et mes chroniques mangas. ^^ (l’espoir fait vivre XD)

Jaa matane! ~~ :)

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2 réflexions sur “[Angoulême 2018] Un dimanche au FIBD avec Naoki Urasawa !

  1. Je ne savais même pas que tu étais allée à Angoulême !
    Super compte-rendu, comme d’habitude ;)
    Et contente que tu ai pu voir la conférence et l’exposition. Apparemment, l’exposition était souvent blindée, ne permettant pas d’en profiter pleinement.

    Hâte de lire tes prochains articles ^_^

    • Mercii c’est trop mignon ^^
      Je fais de mon mieux pour ne pas trop délaisser ce blog même si je suis tellement en retard… ∩( ・ω・)∩
      Je vais essayer de rattraper tout ça d’ici la prochaine Japan Expo. :o

      Oui Angoulême ça s’est décidé un peu à la dernière minute! Mais je suis ravie d’avoir pu découvrir ce festival :)
      Oh j’ai dû avoir de la chance alors pour l’expo, même s’il y avait un peu de monde, j’ai bien pu prendre le temps de regarder les planches exposées et de les prendre en photo sans avoir des gens devant. ^^

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